Quand l’expérience de la cabine devient une exigence de formulation.
📖 Les Carnets de Julie
Carnet n°4
Dans ce quatrième carnet, Julie vous raconte pourquoi une cire professionnelle ne peut pas être créée au hasard.
De la naissance du projet au premier prototype, découvrez l’exigence qui a guidé le développement de Rebelle.
Elle se construit avec de l’expérience, des essais et beaucoup d’exigence. » Julie Fischer-Binet
Je n’avais jamais prévu de créer une marque de cire
Lorsque j’ai vendu mon institut en 2017, je n’avais aucune intention de créer ma propre marque. Après quatorze années à la tête de mon institut, j’avais envie de transmettre autrement et je suis devenue formatrice en perfectionnement épilation.
J’aimais accompagner les esthéticiennes, leur transmettre des gestes, des techniques et une autre façon d’aborder l’épilation. Puis, au printemps 2018, la collaboration avec la marque pour laquelle je formais s’est arrêtée. Dès le lendemain de l’annonce publique, deux autres marques professionnelles m’ont contactée pour me proposer de poursuivre mon activité de formatrice avec elles.
J’aurais pu accepter, mais quelque chose me dérangeait profondément. Je ne me sentais pas crédible à l’idée de vanter les mérites d’une nouvelle marque quelques semaines seulement après en avoir représenté une autre. Ce n’était pas une question de contrat, mais une question de cohérence.
Si je voulais continuer à parler de cire avec conviction, je devais pouvoir parler d’un produit auquel je croyais totalement. C’est à ce moment-là que l’idée de créer notre propre cire a commencé à prendre forme.
Une cire ne se résume pas à un parfum
Créer une cire professionnelle ne consiste pas simplement à choisir une couleur, un nom et une senteur. Ces éléments participent à l’univers du produit, mais ils ne font pas sa qualité.
Une bonne cire professionnelle doit être agréable à appliquer, suffisamment fluide, souple, élastique et rapide à sécher. Elle doit adhérer efficacement au poil sans accrocher inutilement la peau, permettre un retrait propre sans casser et rester confortable pour la cliente tout en facilitant réellement le travail de l’esthéticienne.
Lorsque les rendez-vous s’enchaînent, chaque détail compte. Une cire qui sèche trop lentement fait perdre du temps. Une cire qui casse oblige à recommencer. Une cire qui manque d’élasticité limite les zones de travail. À l’inverse, une cire bien pensée rend les gestes plus fluides, les prestations plus rapides et le travail plus confortable.
Le premier prototype
Lorsque nous avons reçu le premier prototype, j’étais évidemment impatiente de le tester. Je l’ai fait fondre, je l’ai appliqué, puis je l’ai retiré. Ma réaction a été immédiate.
Cyrille, qui était notre seul interlocuteur avec le laboratoire, a heureusement choisi des mots beaucoup plus diplomatiques lorsqu’il les a rappelés. Et il a bien fait, car le directeur du laboratoire lui a expliqué que l’échantillon que nous avions reçu correspondait à l’une des cires qu’il vendait le plus auprès de ses distributeurs et de ses grossistes.
Cette réponse nous a beaucoup appris. Le prototype n’était probablement pas mauvais selon les standards habituels du marché. Il ne correspondait simplement pas au niveau d’exigence que nous voulions atteindre.
Nous ne voulions pas proposer une cire simplement correcte. Nous voulions créer une cire réellement pensée pour le travail quotidien des esthéticiennes.
Huit prototypes avant Rebelle
Il aura fallu huit prototypes avant d’obtenir la formule que nous recherchions. À chaque nouvel essai, un détail devait être corrigé ou amélioré :
- la texture ;
- la fluidité ;
- la souplesse ;
- l’élasticité ;
- le temps de séchage ;
- le confort au retrait ;
- le parfum.
Parfois, une amélioration sur un point créait un nouveau problème sur un autre. Il fallait alors recommencer, tester à nouveau et ajuster la formule jusqu’à trouver le bon équilibre.
Nous n’avions jamais annoncé que nous développions notre propre cire, car nous voulions créer un véritable effet de surprise. Mais nous savions parfaitement qu’au moment de sa sortie, les esthéticiennes qui connaissaient le travail de Julie allaient tester Rebelle avec beaucoup d’attention.
Elles savaient qu’elle était formatrice en perfectionnement épilation et connaissaient la marque pour laquelle elle avait travaillé auparavant. Nous savions donc que nous serions attendus au tournant.
Julie ne pouvait pas transmettre pendant des mois une exigence professionnelle, puis proposer une cire de qualité inférieure. Rebelle devait être à la hauteur de ce qu’elle enseignait et de ce que les esthéticiennes attendaient d’elle.
Une reconnaissance arrivée quelques années plus tard
Quelques années après la création de Rebelle, nous avons eu l’occasion de visiter le laboratoire. La personne en charge de la recherche et du développement nous a alors fait une confidence.
Elle nous a expliqué qu’elle adorait travailler avec Julie en raison de son niveau d’exigence. Elle nous a également confié que notre cire était probablement l’une des meilleures cires fabriquées en France, tant la formule avait été travaillée et poussée dans ses moindres détails.
Ce compliment a énormément touché Julie. Au moment du développement, nous ne savions pas si nous étions simplement trop exigeants. Avec le recul, nous avons compris que cette exigence avait permis au laboratoire d’aller beaucoup plus loin dans la formulation.
Quelques années plus tard, nous avons compris que cette exigence avait fait toute la différence. » Julie Fischer-Binet
Une cire professionnelle est un outil de travail
Pour une esthéticienne, la cire n’est pas seulement un produit. C’est un outil utilisé plusieurs fois par jour, et chaque défaut finit par peser sur le rythme de travail.
Une cire qui sèche trop lentement fait perdre du temps. Une cire qui casse oblige à recommencer. Une cire qui manque d’élasticité limite les zones de travail. Une cire qui adhère trop à la peau peut rendre la prestation inconfortable.
À l’inverse, une cire bien pensée permet une application fluide, un retrait propre, un meilleur confort pour la cliente et un vrai gain de temps en cabine. C’est pour cette raison qu’une cire professionnelle ne peut pas être improvisée.
Le mot de Julie
Aujourd’hui encore, lorsque nous développons un nouveau produit, je me pose toujours la même question : est-ce que j’aurais été fière de l’utiliser dans mon institut ?
Si la réponse n’est pas un grand oui, alors nous continuons à travailler. Parce qu’une cire professionnelle ne s’invente pas. Elle naît de l’expérience, des essais, des erreurs et d’une connaissance réelle du métier.
Ce qu’il faut retenir
- Julie n’avait jamais prévu de créer une marque de cire.
- Le projet est né d’une volonté de rester cohérente avec ses convictions professionnelles.
- Une cire professionnelle ne se juge pas uniquement à sa couleur ou à son parfum.
- Le premier prototype ne répondait pas du tout aux exigences de Julie.
- Huit prototypes ont été nécessaires avant d’obtenir Rebelle.
- L’exigence de Julie a permis au laboratoire de développer une formule particulièrement aboutie.
📖 LES CARNETS DE JULIE
Merci d’avoir lu ce quatrième carnet.
Chaque carnet raconte un nouveau chapitre de l’histoire de Cire & Jolie.
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À très bientôt pour le prochain chapitre de cette aventure.















